mercredi 10 septembre 2008

Le documentaire de libération démocratique

Lorsque les médias institutionnels appartiennent majoritairement (pour ne pas dire exclusivement) à des congloméras transnationaux dont les intérêts financiers touchent à l'armement, aux technologies militaires, à l'assurance, aux ressources naturelles, aux services financiers ainsi qu'aux industries manufacturières et agricoles, il est difficile, pour les journalistes impliqués, de libérer de l'information névralgique sur leurs patrons propriétaires aux intérêts multiples et tentaculaires.

Cette réalité ne relève certainement pas du hasard ou de la simple stratégie économique.  La concertation de l'establishment politique avec les oligarchies économiques pour orienter les valeurs et les croyances populaires trouve son aboutissement dans la prise de possession des médias, lesquels deviennent instantanément des outils d'orientation des consciences.  De facto, des choix idéologiques et éditoriaux sont faits pour renforcer le contrôle et l'adhésion des masses aux valeurs de la hiérarchie dominante, la bourgeoisie capitaliste antiétatique et impérialiste.  Ces valeurs, l'individualisme, la concurrence et la compétition excessives, la marchandisation et l'instrumentalisation des masses à des fins de contrôle peuvent transiter par les médias via les émissions "d'affaires publiques", les nouvelles, les fictions, la publicité (évidemment) et les chaînes d'information continue.

En noyautant le pouvoir politique, le pouvoir économique, notamment étasunien, peut alors imposer mondialement une logique néolibérale où le darwninisme social - le plus fort domine alors que le plus faible s'incline ou meurt - devient LA seule doctrine, la seule matrice appliquée et applicable aux problèmes économiques du monde, ce qui est absurde si on considère les dommages collatéraux que le système capitalise a engendrés partout dans le monde depuis la révolution industrielle.  

Cette vision impérialiste et antidémocratique du monde a des conséquences directes sur ce que le citoyen-téléspectateur voit et entend dans les médias.  Pour contrer ce biais idéologique et philosophique qu'est la propagande de droite impérialiste, Internet a ouvert un espace de liberté regorgeant de sites dédiés à la libération d'informations interdites dans les médias institutionnels.

Parmi ceux-ci, il y a www.freedocumentaries.org, un site sans but lucratif qui offre gratuitement aux internautes la possibilité de visionner des documentaires sur des aspects évacués par les médias institutionnels concernant la politique (américaine, mais aussi israélienne, moyen-orientale, russe, etc.) en matière de fraude électorale, de pillage économique mondial, de manipulations de régimes politiques hostiles à la domination régionale ou mondiale d'un pays sur un autre, de militarisation et d'asservissement économique par la puissance militaire.

Pour avoir accès aux contenus de ce site, il faut comprendre l'anglais parce qu'une majorité des documentaires a été faite en anglais par des étasuniens, mais aussi l'espagnol étant donné le lourd passé criminel du gouvernement des États-Unis dans ce que le Président Monroe nommait déjà, en 1820, l'arrière-cour des États-Unis. Des documentaires qui touchent notamment le hold-up du siècle par Carlos Menem, le FMI et la Banque Mondiale dans un des pays les plus riches en ressources naturelles, l'Argentine des années 1990 (Mémoire d'un saccage), ou encore le vol d'élections aux États-Unis avec la complicité de Diebolt, une entreprise dont la spécialité est de bâtir des logiciels destinés à la gestion informatique du système de votation local et/ou étatique dans ce pays.

Finalement, ce site ouvre la voie à une culture politique qui sort de la rhétorique unidimensionnelle de la droite néolibérale et impérialiste et dont le discours évacue totalement la parole dissidente.

www.freedocumentaries.org  






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